Le tabou, vous connaissez ? Quoi de plus excitant mais aussi délicat que ça ? Dans une société qui fait tout pour paraître acceptable et normale, les sujets tabous du sexe représentent la limite à ne pas franchir. On évite d’en parler en public, on attend d’être en petit comité, voire seuls. Pourtant, le sujet tabou ouvre des perspectives, il propose des axes d’interrogations, il enrichit notre manière de penser. Qui dit sexe dit excitation ! Cela tombe bien, nous allons voir ensemble huit questions tabous que les femmes se sont posées !

Qu’est-ce qu’un sujet tabou ?

Le tabou est originellement lié à la religion, au sacré. Il faut donc le voir aujourd’hui comme un acte de transgression au sens large. On ne doit pas parler de certaines choses car elles vont à l’encontre des normes édictées par la société, la Loi ou une institution. 

Un sujet tabou gêne généralement certaines personnes du fait de son caractère outrancier ou interdit. Cela renvoie à l’éducation, la morale, etc. Pourtant, le tabou attire et donne envie d’être découvert. Pourquoi ? Car tout ce qui est proscrit ne demande qu’à sortir de son œuf !

Le tabou sexuel dans notre société

Pour bien se faire voir ou en tout cas éviter d’être trop marginal, trop déviant, le tabou sexuel doit être évité. Pourtant, il y a des tabous sexuels qui ne sont en rien dommageables. Le fait de les aborder libère une personne et peut l’amener à connaître un bonheur et un plaisir plus importants. 

Bien souvent, dès que le tabou sexuel entre dans l’esprit d’une personne, c’est que la nécessité de le découvrir n’est pas loin. Mais certains tabous sont faits pour rester cachés, trop honteux et trop risqués. Comme pour certains fantasmes, le fait de ne pas réaliser un tabou permet de le garder vivace.

L’impact du tabou sur la sexualité féminine

La sexualité féminine a toujours été pointée du doigt depuis des siècles. On pourrait même dire qu’elle est étroitement liée au tabou religieux. De cette relation est née une idée persistante : celle de la femme qui doit se maîtriser, ne pas se laisser aller, ne pas dévoiler ses “vices”. La sacralisation de la femme est alors devenue une norme. Au lit, cette dernière n’osera pas se lâcher de peur de passer pour une coquine débridée. Jusqu’à encore plus récemment qu’on pourrait le croire, la masturbation féminine et l’orgasme féminin étaient des sujets tabous. Heureusement, les mœurs évoluent !

Pourquoi les femmes gardent-elles leurs fantasmes ?

Les femmes aiment autant le sexe que les hommes. Certains tomberaient de leurs chaises en sachant ce que leur compagne disent parmi leurs copines. Cette peur de ne pas avouer ses fantasmes, vraiment néfaste, est liée aux sujets tabous du sexe. Le fantasme est l’expression émotionnelle et mentale d’un tabou. Certains fantasmes sont acceptables, d’autres plus difficiles à envisager. La femme peut même s’en vouloir de désirer faire telle chose car ça ne lui ressemble pas. Mais aller à l’encontre de ses besoins mène souvent à la frustration et à la morosité existentielle. Pourquoi ne pas lâcher un peu la bride ?

La libido des femmes : un rapport au corps complexe ?

Un des tabous féminins reste la libido. Beaucoup de couples se séparent à cause de cela. L’homme reste le plus gourmand de manière générale, cela est naturel et lié à la génétique. Mais une des principales causes du tabou de la libido reste le rapport au corps. Une femme est souvent complexée et a besoin d’être rassurée. La santé de sa libido en dépend et s’aligne en permanence avec la perception qu’elle a d’elle-même. Sans ce bien-être personnel et ce regard bienveillant sur son propre corps, le physique d’une femme devient son tabou personnel. Elle n’osera pas en parler et donc dévoiler son corps, l’utiliser, et le partager avec un autre.

Une femme met son doigt sur la bouche d'un homme. Elle sourit à celui qui regarde l'image. Elle doit penser à un sujet tabou.Le tabou peut devenir une source de plaisir si chacun est ouvert d’esprit.

Les sujets tabous du sexe : 8 questions posées par des femmes

Le tabou est partout ! Votre love coach le sait bien. Mais ici, on enlève les masques. J’ai récolté les interrogations qui revenaient le plus parmi les femmes dans mes coachings et autres interviews. Voici de quoi discuter sans aucune gêne !

1- Sucer n’est pas tromper ?

Ce tabou perturbe beaucoup d’hommes et de femmes très attachés à l’amour et au sexe exclusifs. On parle de relation traditionnelle monogame. Mais il faut savoir que certaines personnes pourraient accepter ou en tout cas comprendre que leurs conjoints aillent voir ailleurs pour du sexe. 

Le cas de l’homme est le plus marquant. Son besoin est plus intense. Pour certains, obtenir une fellation d’une autre femme serait dissociable de l’amour. Sans connexion émotionnelle, c’est un acte externe. Ainsi, sans pénétration ni baisers, la fellation reste purement animale et sans aucun degré d’adultère. C’est une question de point de vue.

2- Le coït anal, est-ce que c’est sale ?

Il s’agit probablement du tabou le plus intense. L’anal reste encore très mal vu aujourd’hui, ou en tout cas secret. Ce n’est pas le genre de sujet de conversation qu’on aborde en famille ni même entre amis. Beaucoup de femmes ont peur d’avoir mal et pensent que cela n’est pas respectueux envers elles-mêmes. Mais c’est bien l’hygiène qui pose question ! La “cacastrophe” comme on l’appelle est source d’inquiétudes. 

Les pornos véhiculent une image erronée de cet acte. Les actrices sont nettoyées pendant des heures, et parfaitement préparées. Qu’on se le dise : l’anal se prépare soigneusement ! Il nécessite une poire de lavement pour un maximum de nettoyage et un transit intestinal impeccable, donc une bonne alimentation. L’excitation doit être au rendez-vous pour que l’anus se dilate tranquillement. L’acte doit se faire à la fin car il ne faut pas retourner dans le vagin à cause des bactéries. Ou alors on met un préservatif. Le lâcher-prise est essentiel pour ne pas avoir mal, ainsi que la douceur et la lenteur de pénétration.

3- Comment faire une bonne fellation ?

Beaucoup de femmes sont frustrées de ne pas arriver à bien s’y prendre. Elles aiment leurs partenaires. Malheureusement, elles se rendent compte que sucer n’est pas une pratique qui rend honneur à l’ensemble de l’acte. Quel est le secret ? Il faut aimer ça ! Quand on aime quelque chose, le résultat est magique. Un homme jouira en quelques minutes face à une femme qui le regarde intensément et le suce avec plaisir. À l’inverse, il aura du mal à apprécier s’il sait que sa partenaire n’y prend pas goût

Le cas de l’éjaculation revient souvent. Faut-il avaler ? Cracher ? Là encore, le ressenti est important. la texture du sperme ainsi que son odeur et son goût peuvent varier d’un homme à un autre. Tout est une question de sensibilité et de complicité. Se forcer n’est pas une bonne idée. Il faut le faire parce qu’on en a envie, comme tout le reste.

4- Comment convaincre mon homme de me faire plus souvent l’amour ?

Incroyable n’est-ce pas ? Et pourtant ! Beaucoup de femmes se sentent délaissées mais n’arrivent pas à l’exprimer, de peur de passer pour des nymphomanes. Le tabou de la femme sacralisée revient. Elles ne se sentent plus désirables et désirées. Donner envie est la clé. La fréquence avant était-elle satisfaisante ? Que s’est-il passé pour que le manque se fasse ressentir ? Après avoir établi cela, il faut en parler sans reproches. Centrer la conversation sur les besoins de l’autre est très empathique. La séduction, les regards, etc., sont des éléments simples pour recréer du désir. Un sexologue peut donner des solutions en cas d’impasse.

5- Vierge après 30 ans, faut-il le dire ?

Quoi de plus tabou que la virginité me direz-vous ? Si chez les hommes elle est très douloureuse, elle peut aussi concerner certaines femmes. Le mal-être du corps ou de l’esprit est souvent la cause. La rareté excite les hommes, donc la honte ne devrait pas avoir lieu d’être. Parfois, une femme l’a fait trop tôt et le regrette amèrement. C’est une étape importante de la vie. Il faut le dire pour être accordé avec l’homme en question, qu’il puisse sécuriser la femme et lui apprendre. Si ce n’est pas le cas, il faut passer son chemin.

6- Comment ne pas se sentir mal à l’aise en sachant que certaines le font naturellement ?

Le regard des autres, la concurrence, tout cela existe aussi chez les femmes. C’est même un facteur plus pesant chez le monde féminin. Généralement, une femme s’évalue toujours à la baisse face à ses pairs, contrairement aux hommes. Si elle manque de pratique et d’expérience, il existe une ressource immense sur internet pour apprendre. La sexualité n’est pas sale et la théorie est importante pour ensuite passer sereinement à la pratique. Nous ne sommes pas tous égaux dans la vie sexuelle. Il ne faut pas se forcer. Si quelque chose met mal à l’aise, en fonction de l’éducation ou du jugement, il faut en parler et savoir pourquoi. Se comparer avec quelqu’un autre n’a aucun intérêt.

7- Comment monter au septième ciel avec le cunnilingus ?

Dans le sexe à deux, le cunnilingus est le joyau de l’orgasme féminin, ce par quoi tout va passer. Mais il peut arriver qu’une femme ne connaisse jamais l’orgasme avec un homme. Il y a une chose à savoir pour un vrai succès : ce n’est pas à lui de donner un orgasme, mais à elle de se conditionner pour que ça arrive. Cela explique pourquoi elle y arrivera seule en se masturbant, car elle connaît son corps. Un homme aussi pourra avoir du mal à jouir en fellation ou en masturbation avec une femme. Il aura tellement l’habitude de le faire avec sa propre main qu’il aura du mal à avoir un orgasme. Il éjaculera tout au mieux ou sera obligé de finir à la main. Cela se voit souvent dans les pornos d’ailleurs !

8- Comment se lâcher pendant le sexe ?

Voici la question qui revient très souvent ! Le laisser-aller, le fameux lâcher-prise, est essentiel pour connaître une montée de plaisir intense. En gros, il faut penser à l’autre, mais aussi à soi. Avec une autre femme également cela peut poser problème. Il faut se poser la question : qu’est-ce qui bloque psychologiquement ? Est-ce que les pensées sont concentrées sur le moment présent ? Sont-elles bénéfiques ? Si une pratique en particulier vous bloque, c’est que ce n’est pas pour vous.

Les sujets tabous du sexe restent les plus importants de tous. Se libérer de leur influence est bénéfique si cela vous apporte du plaisir et un meilleur épanouissement. Toujours dans le respect de l’autre. En parlant de tabou, est-ce que vous oserez découvrir l’art de faire l’amour à un homme ou à une femme ? 😊